Le pastrami de boeuf est une spécialité emblématique, particulièrement associée aux delicatessens
new-yorkais. Pourtant, son histoire commence bien avant, en Europe de l’Est.
Les origines en Europe de l’Est
Le mot « pastrami » vient du roumain pastramn, qui désigne une viande conservée par salage, fumage et séchage. Ces techniques existaient dès le Moyen Âge dans les Balkans et en Roumanie. Elles servaient à conserver la viande avant l’invention du réfrigérateur et étaient influencées par les traditions des peuples turcs et ottomans.
À la fin du XIXe siècle, de nombreux Juifs ashkénazes immigrent aux États-Unis, notamment à New York. Ils apportent avec eux leurs recettes traditionnelles. En Amérique, le boeuf est plus abondant et la poitrine de boeuf (brisket) est peu coûteuse. Le pastrami devient donc majoritairement du boeuf
Naissance du pastrami new-yorkais
Entre 1880 et 1900, les bouchers juifs de New York adaptent la recette traditionnelle. Les étapes principales sont :
- Saumurage lent avec sel et épices - Enrobage au poivre et à la coriandre - Cuisson à la vapeur
Ce procédé donne une viande tendre, juteuse et très parfumée. Sussman Volk est l’un des premiers à populariser ce produit à Manhattan.
Après la Seconde Guerre mondiale, le pastrami se diffuse dans toute l’Amérique, puis dans le reste du
monde. Aujourd’hui, il existe des versions artisanales, industrielles et revisitées (dinde, canard, végétal).
Le pastrami de boeuf est né en Europe de l’Est, transformé à New York, puis devenu un produit mondial. Il représente un héritage de l’immigration, des techniques de conservation et de la culture juive.